Le carrelage moche...
Mes parents sont fous!
Ils ont parfois des idées qui leur viennent, comme ça, sans crier garde et ils ne peuvent alors plus penser à autre chose.
Il y environ un mois, maman en a eu assez de voir que le plafond de notre salon ne rimait à rien.
Il faut dire qu'il était couvert de plaques de polystyrène (je crois que c'est ça!) plus vraiment blanches.
Il en manquait à peu près un cinquième, ce qui laissait apparaître, par endroit, un plafond encore plus gris et dont la peinture craquelait méchamment...
Je me suis aperçue un matin,que les dites plaques avaient été enlevées dans la nuit.
Pas toutes, celles posées coté cuisine demeuraient...
Mais tout de même, que c'était il passé?
J'appris peu après au détour d'une conversation entre mes parents que maman n'avait tout à coup plus supporté de ne rien faire.
Elle trouvait que les travaux n'avançaient pas et éprouvait le besoin ultime de faire quelque chose, n'importe quoi, mais tout de suite!
Elle s'était donc mise au travail, aux alentours de 1h00 du matin...
Je comprends mieux pourquoi mes parents ont ces têtes fatiguées...
Ils ne dorment vraisemblablement pas assez!
Contrairement à moi, qui suis en pleine forme grâce à mes 12h de sommeil nocturne et une sieste quotidienne de deux heures...
Je suis une enfant qui dort très bien...
Je dois tenir de maman qui est une vraie marmotte (quand elle ne retape pas la maison à n'importe quelle heure!).
Papi 1 l'appelait "le vampire" tant elle dormait et en particulier la journée.
Pour en revenir au plafond, maman le gratte régulièrement depuis qu'elle l'a déshabillé.
La peinture qui craquelle lui en fait voir de toutes les couleurs.
En effet, la facilité du début a laissé la place à de longs moments durant lesquels elle se bat à l'aide de sa raclette.
Ça a l'air plus compliqué que prévu!
J'évite de lui montrer le plafond du doigt, comme je le faisais avant, pour ne pas la désespérer...
Et il y a quelques jours, c'est papa qui a été contaminé par la folie destructrice dont maman était porteuse.
Il a simplement buté contre le carrelage au sol, coté cuisine, et ça a été le déclencheur d'une nouvelle crise de travaux aiguë!
Pour sa défense, il s'est fait mal au pied!
Il a prit la première chose qui lui tombait sous la main, en l'occurrence un ouvre boite, et s'est attaqué à ce maudit carrelage que nous trouvons tous deux si laid.
Il avait déjà voulu l'ôter, au tout début, mais maman l'en avait empêché.
"Non, chéri! Il y a des choses plus urgentes à faire que d'enlever ce carrelage en presque parfait état! Et puis regarde là, le carrelage du dessous est bien plus abîmé"
"Mais il est beau celui d'en dessous!" avait ralé papa.
"Oui, mais il est tout cassé! Et on ne sait même pas à quel point!
Toutes ces marques blanches, là, ça fait sale.
L'autre est moche mais ça fait propre au moins! Alors fais autre chose..."
"C'est pas des marques, c'est des motifs!" avait tenté papa.
Ce fut vain! Rire de maman!
Cette fois là,elle eut le dernier mot. Papa laissa tomber...
Jusqu'à ce fameux jour où il buta et faillit réellement tomber.
Depuis, chaque matin, lorsque maman est endormie, il ôte en cachette quelques carreaux de carrelage moche.
Vu que quelques ouvertures existaient déjà ça et là, et qu'elles ne s'agrandissent que très progressivement, maman ne voit pas.
Et ce n'est pas moi qui vais lui montrer!
Je suis du coté de papa sur ce sujet.
Ce qui m'a surprise, c'est que papa, lui, n'a pas tenu.
Il a tout avoué à maman tout à l'heure.
Et vous savez quoi?
Non seulement maman n'a pas été fâchée, mais en plus elle a, elle même, ôté une quinzaine de carreaux dès que papa est sorti faire des courses.
Je l'ai regardée, bouche bée...
"Ben quoi? moi aussi je préfère celui du dessous!" m'a t'elle lancé dans un sourire narquois!
Ils ont parfois des idées qui leur viennent, comme ça, sans crier garde et ils ne peuvent alors plus penser à autre chose.
Il y environ un mois, maman en a eu assez de voir que le plafond de notre salon ne rimait à rien.
Il faut dire qu'il était couvert de plaques de polystyrène (je crois que c'est ça!) plus vraiment blanches.
Il en manquait à peu près un cinquième, ce qui laissait apparaître, par endroit, un plafond encore plus gris et dont la peinture craquelait méchamment...
Je me suis aperçue un matin,que les dites plaques avaient été enlevées dans la nuit.
Pas toutes, celles posées coté cuisine demeuraient...
Mais tout de même, que c'était il passé?
J'appris peu après au détour d'une conversation entre mes parents que maman n'avait tout à coup plus supporté de ne rien faire.
Elle trouvait que les travaux n'avançaient pas et éprouvait le besoin ultime de faire quelque chose, n'importe quoi, mais tout de suite!
Elle s'était donc mise au travail, aux alentours de 1h00 du matin...
Je comprends mieux pourquoi mes parents ont ces têtes fatiguées...
Ils ne dorment vraisemblablement pas assez!
Contrairement à moi, qui suis en pleine forme grâce à mes 12h de sommeil nocturne et une sieste quotidienne de deux heures...
Je suis une enfant qui dort très bien...
Je dois tenir de maman qui est une vraie marmotte (quand elle ne retape pas la maison à n'importe quelle heure!).
Papi 1 l'appelait "le vampire" tant elle dormait et en particulier la journée.
Pour en revenir au plafond, maman le gratte régulièrement depuis qu'elle l'a déshabillé.
La peinture qui craquelle lui en fait voir de toutes les couleurs.
En effet, la facilité du début a laissé la place à de longs moments durant lesquels elle se bat à l'aide de sa raclette.
Ça a l'air plus compliqué que prévu!
J'évite de lui montrer le plafond du doigt, comme je le faisais avant, pour ne pas la désespérer...
Et il y a quelques jours, c'est papa qui a été contaminé par la folie destructrice dont maman était porteuse.
Il a simplement buté contre le carrelage au sol, coté cuisine, et ça a été le déclencheur d'une nouvelle crise de travaux aiguë!
Pour sa défense, il s'est fait mal au pied!
Il a prit la première chose qui lui tombait sous la main, en l'occurrence un ouvre boite, et s'est attaqué à ce maudit carrelage que nous trouvons tous deux si laid.
Il avait déjà voulu l'ôter, au tout début, mais maman l'en avait empêché.
"Non, chéri! Il y a des choses plus urgentes à faire que d'enlever ce carrelage en presque parfait état! Et puis regarde là, le carrelage du dessous est bien plus abîmé"
"Mais il est beau celui d'en dessous!" avait ralé papa.
"Oui, mais il est tout cassé! Et on ne sait même pas à quel point!

Toutes ces marques blanches, là, ça fait sale.
L'autre est moche mais ça fait propre au moins! Alors fais autre chose..."
"C'est pas des marques, c'est des motifs!" avait tenté papa.
Ce fut vain! Rire de maman!
Cette fois là,elle eut le dernier mot. Papa laissa tomber...
Jusqu'à ce fameux jour où il buta et faillit réellement tomber.
Depuis, chaque matin, lorsque maman est endormie, il ôte en cachette quelques carreaux de carrelage moche.
Vu que quelques ouvertures existaient déjà ça et là, et qu'elles ne s'agrandissent que très progressivement, maman ne voit pas.
Et ce n'est pas moi qui vais lui montrer!
Je suis du coté de papa sur ce sujet.
Ce qui m'a surprise, c'est que papa, lui, n'a pas tenu.
Il a tout avoué à maman tout à l'heure.
Et vous savez quoi?
Non seulement maman n'a pas été fâchée, mais en plus elle a, elle même, ôté une quinzaine de carreaux dès que papa est sorti faire des courses.
Je l'ai regardée, bouche bée...
"Ben quoi? moi aussi je préfère celui du dessous!" m'a t'elle lancé dans un sourire narquois!
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